Jour J. Lundi 11 septembre. On commémore les attentas du 11 septembre partout. Moi, j’entame ma deuxième semaine à Airbus. Journée on ne peut plus normale, plongée dans la do d’un domaine que je découvre. Ce matin, j’ai juste oublié de prendre mon sac de sport avec mes affaires de basket. Un signe ? Je pensais aller directement du boulot à l’entrainement, finalement je dois repasser chez moi.
C’est le deuxième entrainement de l’année, à peine. On est début septembre, je suis en manque de sport. Mon corps m’en demande. Ce week end déjà, je voulais aller suer sur un cours de tennis, mais Lolo n’était pas dispo. Au premier entrainement la semaine dernière, j’étais cramé au bout d’une demi-heure. Souffrance de la reprise. Mais ça fait tellement de bien. Entre temps cette semaine, je suis allé courrir avec Davidou, entre midi et deux. Je suis vraiment motivé pour bien me préparer et être en forme physiquement. Pendant que ses collègues suivainet leur entrainement spécifique pour les 20km de Toulouse, nous on trotinait à notre rythme, en discutant. Comme d’hab finalement. C’est toujours un moment sympa.
19h40. Aujourd’hui, j’arrive à l’entrainement à l’heure. Je suis sorti tôt du boulot. J’ai le temps de m’échauffer, de bien régler mes chevillères qui me tailladaient la cheville. On commence à jouer vers 20h, on est 15 donc on peut faire 3 équipes. On fait des match en 12 points, l’équipe qui gagne reste sur le terrain. J’ai tout de suite de bonnes sensations. Les jambes sont là, les shoots rentrent. Et le plaisir est intact. On se trouve bien, on enchaine les victoires, on reste sur le terrain. Je sors la bouteille d’eau pour pouvoir m’hydrater entre les matches.
20h45. Un passe-et-va d’école. Un retour de passe un peu haut, décalé sur la droiet. J’hésite un infime instant à aller chercher le ballon. Il est un peu difficile. Finalement je saute et j’attrappe le ballon, je suis à peine à deux mètres du cercle, seul, j’ai plus qu’a déposer le ballon dedans. Je redescends, mes pieds touchent le sol. Ma jambe gauche se fléchit normalement pour amortir le saut. La droite se tétanise. Elle reste en hyper-extension au moment du contact avec le sol, et rebondit comme une balle. La décharge est fulgurante. Le claquement sec qui résonne à ce moment là fait penser à un élastique qui pête. La douleur est immédiate. Je saute à cloche-pied pendant qques mètres vers la ligne de touche avant de m’écrouler en hurlant.